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Rien ne sert de combattre l'abstention, il faut faire renaître la participation.   

  
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...du collectif ‘Citoyens européens pour le vote blanc’

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Voici ce que nos collègues anglais de l'association NOTA UK proposent pour que le vote blanc ait un pouvoir de sanction. La réflexion est intéressante mais attendre que le vote blanc obtienne plus de voix que tous les autres candidats pour prévoir une nouvelle élection paraît le condamner à être inefficient.


 


QUE SE PASSE-T-IL SI L'OPTION NOTA L'EMPORTE ?

December 11, 2014 Leave a comment
Ce message clarifiera nous l’espérons une question qui, il y a peu, s’est imposée au premier plan au moment du recent regain d’intérêt pour notre champagne.
De loin, la question la plus courante posée par les gens quand ils échangent avec nous est : Mais que se passerait-il si NOTA ‘l’emportait’ ?”
Tout d’abord, tout dépend de la façon dont NOTA est mise en œuvre. En Inde, par exemple, En Inde, par exemple, il y a, comme nous aimons l’appeler une option NOTA ‘light’, du NOTAlight, ou faux-NOTA [‘faux’ en français dans le texte]. Dans ce scénario, NOTA n’est qu’une protestation symbolique sans conséquences formelles sur le résultat s’il ‘gagne’. En d’autres mots, meme si NOTA était le vote le plus conséquent, rien ne se passerait. Le candidat arrive juste derrière prendrait ses fonctions quoiqu’il en soi.
Il est difficile d’en voir l’enjeu. Sans ‘dents’, il n’y a pas plus de motivation pour des électeurs désabusés de marquer leur désaccord de cette manière que s’il n’y avait pas du tout de case NOTA. It is difficult to see the point of this. Ceci, selon nous, explique pourquoi l’option NOTA n’a obtenu que 1,1% aux dernières législatives nationales.
Pour exercer un réel effet de contrôle et de contrepoids sur le système, on devrait envisager des conséquences formelles dans le cas d’une victoire de NOTA.  Plus particulièrement refaire l’élection (à l’échelle nationale le cas échéant) ou dans les circonscriptions où le vote blanc a été premier.
C’est ceci un NOTA avec des dents, ce pour quoi nous menons campagne. S’il est appliqué de cette manière, nous sommes surs que des millions de gens qui actuellement se sentent sous-représentés dans les résultats des urnes seraient remotivés.  Ceci, en lui-même, pourrait être suffisant pour déclencher un nettoyage organique dans le monde politique, par le fait que les députés et les partis politiques seraient obligés d’essayer de gagner en incluant ces nouveaux électeurs potentiellement motivés et non en se limitant à leurs supporters acquis.
La prochaine question qui s’impose maintenant est:: “Mais l’organisation d’une nouvelle élection ne va-t-elle pas tourner au cauchemar logistique ?”
C’est une question légitime. A NOTA UK nous avons mis au point une proposition que nous sentons pouvoir couvrir toutes les hypothèses et être la solution la plus équitable et la plus pratique.
Notre proposition est que, pour combattre l’instabilité politique et la fatigue des électeurs, au lieu d’avoir un nouveau tour d’élection (si NOTA a gagné à l’échelle nationale) et/ou des élections immédiates dans les circonscriptions ou NOTA aura été premier, le parti ou le candidat arrivé deuxième serait autorisé à prendre la charge temporairement pour six ou douze mois pendant que la mise en place d’une nouvelle élection soit prête.
Quelques personnes ont exprimé leur scepticisme au sujet de cette proposition donc je pense qu’il est important d’en expliquer la raison d’être.  
Il y a deux points que l’hypothèse de la nouvelle élection soulève : la fatigue des électeurs et l’instabilité politique.
Certains ont avancé que la nouvelle élection immédiate serait mieux. Nous pensons que la fatigue des électeurs serait un réel problème pour ce scénario.  Il est déjà assez difficile de faire se déplacer les gens pour voter une fois tous les deux ans, alors leur demander de le faire deux fois de suite est probablement un pont trop loin. La probable conséquence serait un fort taux d’abstention, biaisant le résultat de façon significative, profitant même peut-être à un parti ou un candidat qui avait eu un mauvais résultat au premier tour. Pour cette raison, il nous semble que cela a plus de sens d’accorder un délai.
Ensuite, il y a le thème de l’instabilité politique. La plupart des électeurs sont d’accord pour dire qu’il n’y a pas de droit d’avoir un parlement vide ou des sièges vides avec personne ne représentant leurs intérêts en attendant que la nouvelle élection soit mise en place. Il deviendrait donc logique qu’un gouvernement ou des députés tiennent le bastion, pour ainsi dire.
D’autres ont suggéré que si NOTA gagnait les élections, les substituts devraient être des non-professionnels et des administrateurs indépendants, appelés fonctionnaires [civil servants], plutôt que des politiciens rejetés appartenant à des partis politiques rejetés. C’est une belle idée mais cela pose quelques questions : En toute honnêteté, qui est vraiment indépendant et extérieur à toute influence politique ? Et quels électeurs accepteront des gens, accédant au pouvoir, même temporairement, sans avoir été choisis par eux au premier tour ?  
Pour cette raison, il nous semble qu’il serait encore plus raisonnable de permettre à celui ou celle qui aura eu le plus de votes derrière l’option NOTA d’entrer en charge, mais pour un temps court, pas plus de douze mois, en attendant que la nouvelle élection soit organisée.
Ceci, bien évidemment, ne plaira pas à tout le monde. Mais cela nous paraît le meilleur compromis possible une fois toutes les considérations prises en compte. Le substitut, celui qui aurait bien réussi le premier tour, aurait la chance de se montrer digne du second tour, tandis que ses opposants auraient l’opportunité de se regrouper.
La chose importante à ne pas oublier, c’est que tous les candidats auraient sûrement à coeur de s’adresser aux électeurs ‘NOTA’ pour tenter d’emporter leur adhesion au risqué d’encourir un rejet encore plus grand dans les urnes.
Jamie Stanley

NOTA UK
11/12/14
Lire le texte original

 



Juillet-août 2013


Bulgarie : des ministres et députés assiégés... par lemondefr

Devant le parlement bulgare

La Bulgarie est en crise politique depuis plusieurs mois. La population a déjà obtenu la démission du premier ministre nationaliste et l'organisation au printemps d'élections législatives anticipées. Mais les mauvaises habitudes sont restées et la coalition actuellement au pouvoir ne satisfait toujours pas une partie de la population. Depuis donc le 14 juin 2013, de nouvelles manifestations ont lieu tous les soirs dans le coeur de la capitale. Ce mouvement n'est manipulé par aucune force politique, aucun syndicat. Les manifestants disent clairement qu'ils sont pro-Bulgares, pro-Européens mais qu'ils veulent que la classe politique incapable de sortir des jeux politiciens se retire et que le peuple puisse enfin diriger la cité. Utopie mais réaction salutaire d'une population qui en a marre d'une vie parlementaire qui n'est pas capable de sortir des complots stériles dignes de cours de récréation.

Les manifestants ne parlent pas de vote blanc. Mais cette arme serait utile à court terme face à des professionnels de la politique qui savent que le temps et son usure sont une arme redoutable face à une mobilisation spontanée.

Les journalistes qui en leur for intérieur sont contre le vote blanc parce qu'ils appartiennent à l'élite politique, aiment à rappeler que très, très peu de pays donnent une place au vote blanc. Normal, partout ce sont les élus qui sont les seuls à décider pour les questions électorales et comme le vote blanc ne va pas dans leur intérêt immédiat, ils s'y opposent. En revanche, ils prennent bien soin de ne pas dire que dans plusieurs continents la question du vote blanc se pose et que dans de plus en plus de pays on a des manifestations spontanées comme en Bulgarie en ce moment.

* Démission ! en bulgare.


Le député britanique Andrew Duff a été chargé de réfléchir sur les modifications à prévoir pour les prochaines élections européennes. La volonté est d'harmoniser ces 27 consultations en 2014. Voici les onze propositions du députés dans lesquelles nous agissons pour rajouter la prise en compte du vote blanc.

  1. créer une circonscription transnationale de 25 députés européens supplémentaires qui seront élus par un deuxième vote conformément à un système de liste préférentielle, respectant la parité;
  2. rendre obligatoire l'établissement de circonscriptions territoriales régionales dans les États membres les plus peuplés;
  3. insister sur le vote préférentiel utilisant le système des listes semi-ouvertes (votes individuels pour les candidats au sein d'une liste de parti en donnant la possibilité de modifier l'ordre de la liste proposé par le parti);
  4. instaurer une révision régulière de la répartition des 751 sièges pendant chaque législature parlementaire pour les prochaines élections conformément au principe de proportionnalité dégressive et, peut-être, correspondant à une formule mathématique qu'il reste encore à fixer;
  5. faciliter la mise en place d'accords permettant aux citoyens de l'Union européenne résidant dans un autre État que le leur de se présenter aux élections et de voter;
  6. créer une autorité électorale de l'Union européenne pour gérer et superviser l'élection de la liste transnationale et pour connaître des appels;
  7. réduire les jours de scrutin au seul week-end, de façon à mettre le vote en évidence et à réduire la divulgation prématurée abusive des résultats (nécessitant des changements en Irlande, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni);
  8. déplacer les élections du juin à mai pour accélérer l'élection de la nouvelle Commission;
  9. proposer un âge minimal uniformisé pour le droit de vote et d'éligibilité;
  10. établir un régime supranational pour les privilèges et les immunités des députés au Parlement européen;
  11. envisager l'extension du vote électronique pour s'efforcer de mobiliser les électeurs et de faciliter le scrutin.

Le calendrier suivant paraît approprié: approbation de ses propositions par le Parlement, juillet à septembre 2010; décision du Conseil européen de convoquer une CIG, octobre-décembre; tenue de la Convention et de la CIG, printemps et été 2011; ratification nationale et approbation du Parlement d'ici juin 2012, suivies des mesures d'exécution; décision sur la nouvelle répartition des sièges d'ici mai 2013 au plus tard, pour que les élections aient lieu dans le cadre du système réformé au début du mois de mai 2014.


Réponse (4 novembre 2009) des services du président du Parlement européen, Jerzy Buzek, à notre courrier du 21 septembre (à lire après la réponse). Une réponse de politicien bien sûr. C'est nous qui sommes aux manettes mais c'est à vous de prendre les initiatives dès que l'on parle de démocratie. Chaque membre du collectif va solliciter ses députés européens comme nous le conseille Jerzy Buzek.

Messieurs,

Le Président du Parlement européen a bien reçu votre courrier par lequel vous demandez l'introduction du vote blanc dans les procédures de vote de notre institution et, particulièrement, lors de l'élection du Président de la Commission européenne.

Le Président du Parlement européen m'a chargé de vous répondre.

Buzek 3200.jpg

Jerzy Buzek, en 2008

Les dispositions concernant le vote dans le cadre des travaux du Parlement européen sont stipulées dans le Règlement du Parlement européen adopté en juillet 2009, au Titre VI - sessions, Chapitre 5 - Quorum et vote. Lors des votes, les députés ont la possibilité de voter "pour", "contre" ou de s'abstenir. Le règlement actuellement en vigueur ne prévoit pas un vote blanc.

Le système de vote actuel semble satisfaire les députés européens et les nécessités du travail du Parlement européen vu que les députés n'ont pas jugé utile de le changer lors de l'adoption, en juillet 2009, d'un nouveau Règlement de notre institution.

Pourtant, je peux vous informer que, selon l'article 112, Titre XII - Application et modification du Règlement du Parlement européen, tout député européen peut proposer des modifications à ce Règlement et à ses annexes, accompagnées, s'il y a lieu, de justifications succinctes.

Ces propositions de modification sont traduites, imprimées, distribuées et renvoyées à la commission compétente, qui les examine et décide de les soumettre ou non au Parlement.

Les amendements au Règlement ne sont adoptés que s'ils obtiennent les suffrages de la majorité des membres qui composent le Parlement.

Par conséquent, je vous suggère, si vous le souhaitez nécessaire, de sensibiliser les députés européens de votre pays sur cette question. Toute proposition de modification du Règlement destinée à changer les modalités de vote qui sera présentée sera ensuite examinée en respectant les dispositions réglementaires en vigueur au niveau du Parlement européen.

Vous trouverez la liste des députés européens de votre pays en consultant le site internet de notre institution, à l'adresse suivante :

 http://www.europarl.europa.eu/members/public/geoSearch/zoneList.do?country=BE&language=FR

Dans l'espoir que ces informations puissent vous être utiles, veuillez agréer, Messieurs, l'expression de mes sentiments distingués.

Jean-Louis COUGNON
Chef de division

Le collectif écrit au president du Parlement européen, Jerzy Buzek.

Monsieur le Président,

Le 16 septembre, les députés européens ont élu le président de la Commission européenne. Un seul candidat se présentait. Ce n’est pas ce qui caractérise la démocratie, qui reposerait plutôt sur la contradiction. L’Union européenne, que l’on attend comme un guide dans l’évolution démocratique en Europe, ne devrait pas se satisfaire d’une telle situation. Les députés européens pouvaient ne pas partager les opinions du candidat en présence ; le bulletin ‘contre’ leur permettait de faire connaître leur opposition. D’autres considéraient qu’il est l’homme idoine ; ils pouvaient voter ‘pour’. Mais les autres, ceux qui n’étaient pas convaincus par l’homme, ses idées, sans pour autant le rejeter, ou, surtout, ceux qui considéraient que ce choix unique était un non sens… Que leur offrait-on comme bulletin pour s’exprimer pleinement ? Rien. Le vote blanc semble ne pas exister dans la société en construction de l’Union européenne. Ils n’ont pu que s’abstenir. 117 l’ont fait. Le maximum jusqu’à présent atteint, en 2004, culminait à 44.

Le vote blanc aurait dû être possible mais en plus, il aurait dû être équivalent à un suffrage exprimé. Nous avons affaire, avec les députés européens, à des électeurs très responsables. Pourquoi les limiter à un vote sommaire, binaire ? La subtilité des opinions est-elle contraire à l’Union européenne. Celle-ci se méfie-t-elle tant du peuple que cela rejaillit sur ses représentants ? Nous aimerions plus de hardiesse.

Pourriez-vous nous dire, Monsieur le Président, pourquoi la question du vote blanc est absente des sujets de réflexion de la construction européenne ?

           

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes respectueuses salutations.


BIENVENUE AU 9è MEMBRE DU COLLECTIF

LE PORTUGAL

Association Voto em branco

http://www.votoembranco.com